Règles régissant le marché de la voyance en France

Les Français ne restent pas insensibles aux arts divinatoires, c’est pourquoi la voyance séduit massivement la foule en France. La preuve en est qu’on a enregistré que 1 français sur 3 consulte un voyant chaque année et que ce secteur compterait plus de 50 000 professionnels installés en générant un chiffre d’affaires estimé à près de 3 milliards d’euros par an.

Obligations déontologiques au métier de la voyance

D’après le constat des professionnels du domaine, les principales raisons qui amènent les gens à faire appel à la voyance sont généralement des problèmes de cœur, de couple ainsi que des problèmes d’ordre professionnel ou financier. En d’autres termes,  les clients sont faibles psychologiquement et l’obtention d’une consultation a essentiellement pour but de trouver du réconfort. D’ailleurs, il faut souligner que la majorité des clients sont des femmes puisque ces dernières représentent environ 80 %des clients qui consultent plus d’une fois dans l’année.

De ce fait, même si l’État ne réglemente pas directement le secteur de la voyance, l’INAD ou Institut National des Arts divinatoires se charge de lutter contre les pratiques malveillantes et a ainsi mis en place des obligations déontologiques que chaque voyant se doit de respecter. Ainsi, il est interdit à tout voyant de proposer des messages publicitaires de travaux occultes ou assimilés, mais aussi un des messages publicitaires qui parlent d’envoûtement ; les messages publicitaires ne doivent pas non plus aborder des questions de santé, ni de poser des diagnostics médicaux et encore moins faire des prévisions alarmistes car la voyance n’a pas pour but de remplacer la médecine ; le voyant ne doit pas non plus promettre des résultats et enfin, l’ensemble de ces obligations déontologiques mises en places par l’INAD doivent apparaître clairement sur toutes les publicités à diffuser. Le dernier point est que les consultations de voyance sont interdites aux mineurs.

A découvrir aussi  La loi sur l’assurance emprunteur face à la convention AERAS

L’Institut National des Arts divinatoires (INAD)

La principale mission de l’INAD qui a été fondée en 1987 est d’informer le public sur les limites et les champs d’application des arts divinatoires. C’est d’ailleurs l’INAD qui a été à l’origine de la Première Charte Morale et Professionnelle afin de satisfaire les praticiens, mais aussi les consultants. L’INAD a donc pour principales missions d’informer, prévenir, mais aussi défendre les consommateurs des arts divinatoires ainsi que la moralisation de la profession.

En effet, à force d’être dupés, de plus en plus de consultants ont tendance à associer la profession des arts divinatoires ainsi que ses intervenants à du charlatanisme ou de l’escroquerie en puissance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle  on constate un rejet de plus en plus systématique de la profession. Ce qui fait que les individus honnêtes et réellement pourvus des dons sont lésés. L’INAD a ainsi effectué une démarche auprès du Ministère compétent afin de proposer  plusieurs pistes de solutions, parmi lesquelles la création d’un organisme de contrôle et de surveillance telle la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES), accompagné d’un répertoire national regroupant tous les praticiens légalement déclarés. Mais pour pouvoir protéger de manière effective les consultants, cette initiative doit obligatoirement être accompagnée d’une prise de conscience collective pour un exercice honnête et loyal des Arts Divinatoires.

Protection financière des consultants en voyance

Toujours dans la démarche effectuée par l’INAD auprès du Ministère compétent, une attention particulière à la protection des comptes bancaires a été suggérée pour lutter contre les retraits ou versements abusifs au-delà des sommes convenues par des praticiens. En effet, tout praticien doit être en mesure de répondre directement et à visage découvert de ses actes alors qu’il a été constaté que beaucoup de médiums et voyants sans éthique utilisent plusieurs pseudonymes sur plusieurs sites, cabinets ou plateformes. Cette protection est donc encore en cours de mise en place ce qui pousse les consultants à opter pour une voyance sans carte bancaire qui est devenue très populaire au fil des années.

A découvrir aussi  Loi sur la capacité d’emprunt : il vaut mieux connaître les points essentiels

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*